« Quand l’électro atteint son zénith »

Le Magnetic Ensemble, c’est avant tout une histoire de percussions. Chacun à leur manière, Antonin Leyma- rie, Matthieu Desbordes, Matthieu Naulleau et Akemi Fujimori aiment entrer dans le rythme comme on dit d’un tennisman lorsqu’il rentre dans la balle.

On veut que ce soit plus animal que ce qui se fait géné- ralement dans la techno affirme le groupe qui reven- dique autant le patronage de Dawn of Midi que de Robert Hood. Plus sombre, plus rentre-dedans, plus assumé que leurs précédents EP, leur premier album sonne comme un coming out réussi.

Rainbow brouille les pistes et les genres avec le poing levé à l’image de la jeune maison qui l’abrite, Airfono, label de Sofiane Saidi & Mazalda, Fabrizio Rat ou encore The Wolphonics. …électro sans en être, impro mais pas vraiment, invitation à la danse mais pas tout à fait, le trio et ses invités (Nosfell, Sabina Sciubba, Thomas BlochÖ) génèrent une transe qui doit plus aux musiques traditionnelles africaines qu’aux night-clubs. Au final, ce n’est plus un Ensemble qui s’appelle Magnetic, mais des musiciens qui deviennent magnétiques ensemble.